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Texte de Nevers sur le travail

27 avril 2017
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Chaque année, à l'automne, le Réseau Saint Laurent* organise une session de théologie pastorale à Nevers consacrée à l'expérience de foi des pauvres et à la diaconie. En 2016, les groupes de personnes ont partagé et réfléchi autour du thème du travail. Retrouvez le texte en intégralité.

Quand j’entends le mot travail, ça me fait penser à quoi ?

Pour moi ça veut dire peine, effort, souffrance. Je n’ai pas choisi mon travail. J’ai connu quelques coups dans la tronche au travail. Pour moi quand on parle de travail, mon cœur saigne et pleure.

Pour moi, le travail c’est la santé : ça me fait oublier les soucis et les angoisses de la vie. J’ai aussi souffert dans le travail, mais à l’heure actuelle je suis en insertion professionnelle. J’ai des gens qui m’apprennent le métier des espaces verts et le maraichage. Ils me redonnent confiance en moi-même. C’est bon pour la santé.

J’ai adoré travailler mais j’ai perdu mon emploi à cause de problèmes de santé. Maintenant je suis malheureuse parce que je peux plus retravailler. Heureusement que j’ai mon bénévolat. J’ai fait une grosse dépression. Je me plaisais dans mon travail malgré que c’était un travail d’homme. Il y avait encore des enfants à élever, je n’avais pas le choix. Mais ça me manque et maintenant je suis incapable de refaire un métier. J’ai des petits-enfants et des enfants aussi qui sont au chômage. Avant, je pouvais les aider et je ne peux plus. Je ne peux plus gâter mes petits bout de choux !.

Pour moi le travail c’est relation, contact, camaraderie : ça permet une ouverture sur les autres, de connaître les collègues de travail.

On me disait que j’étais une bonne à rien. Je me suis dit dans ma tête : est-ce que je suis capable ou pas ? Finalement oui, j’ai travaillé chez les religieuses et ça m’a fait sortir de mon impasse. Le travail c’est sortir de la souffrance.

Le travail c’est une richesse. J’étais à la maison avec mes enfants et je n’avais pas la possibilité de travailler parce que mon mari n’acceptait pas. Le jour où j’ai connu le travail, j’ai aimé la vie et je me suis ouvert à tout le monde. C’est pour ça que je suis dans les groupes aujourd’hui et la joie est dans le cœur, et mes enfants vivent beaucoup mieux depuis que j’ai travaillé. Et j’ai comme un déclic en ce moment : je voudrais bien retravailler pour construire un monde relationnel.

(...)

 

Retrouvez le texte en intégralité en pièce-jointe ci-dessous.

* Le réseau Saint Laurent met en relation des groupes chrétiens diversifiés qui partagent en Eglise un chemin de fraternité et de foi avec et à partir de personnes vivant des situations de grandes pauvreté et d'exclusion sociale.