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17 Novembre 1957

13 juillet 2017
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Jean RODHAIN, « 17 novembre 1957. Journée nationale du Secours Catholique », Brochure de la Journée Nationale 1957, p. 1-2.

17 Novembre 1957.

Journée nationale du Secours Catholique

2 novembre 1957.

Cher Monsieur le Curé,

Il y a un an j'étais a Gyoer, près de Budapest. Jamais je n'oublierai ce drame d'un peuple entrevoyant un instant sa liberté.

Jamais non plus je n'oublierai comme vos paroisses nous ont aussitôt aidés. Aujourd'hui encore, Caritas de Budapest nous rappelle sa reconnaissance. Veuillez, je vous en prie, en transmettre le témoignage à vos paroissiens.

Depuis un an certains d'entre vous m'ont écrit. A travers les diocèses j'ai pu rencontrer beaucoup d'entre vous. Je sais mieux que jamais vos préoccupations. Si vous trouvez ici  des textes sur la paroisse (p. 17) et sur les perspectives extra-diocésaines (p. 4) c'est justement parce que vous êtes à cette charnière. Cela prouve d'ailleurs votre exacte préoccupation d'Église.

Vous vous inquiétez de voir chez vos fidèles une Charité «vraie». Un rappel doctrinal (p. 8) et un texte d'Outre-Rhin (p. 5) répondent a cette préoccupation : utilisez comme bon vous semble, si vous le voulez, ces pages dans votre Bulletin paroissial.

Votre prédication du 17 novembre, évoquant la Charité pour cet hiver, rencontrera immanquablement la date du Centenaire de Lourdes.

Quoi que nous fassions, nous buterons tous, vous et moi, le onze février prochain, sur cet éblouissement surnaturel. Même avec des verres fumés, nous cognerons sur cette illumination d'un autre monde. C'est aveuglant. Deo gratias

L'allusion (p. 14) à la Cité-Secours de Lourdes ne vous apportera rien à côté de cet éblouissement : mais vous possédez, dans l'Encyclique récemment publiée à ce propos, des paragraphes lumineux sur la Charité à propos du Centenaire.

Enfin, parlons argent. Pourquoi pas ? La Bible en parle bien à chaque page. Vous trouverez donc (p. 10-11-12) quelques chiffres utilisables.

Voilà de longues années que vous voulez bien admettre cette lettre d'automne. Quand, bientôt, je serai mort et enterré, un autre vous écrira encore pour les mêmes misères.

En attendant, je pense que, si je me trouve avec vous de plain-pied chaque fois que je vous rencontre au hasard des routes et des presbytères de France, c'est peut-être grâce à ce dialogue annuel que vous avez la bonté d'agréer. Merci.

En ce Novembre 1957 la tragédie hongroise s'est assourdie. Le Centenaire de Bernadette grandit comme un appel déchirant pour ceux qui s'apparentent à sa pauvreté. Pour eux, merci.

Très fidèlement, dans notre Sacerdoce,

Jean RODHAIN,

prêtre,

prélat de Sa Sainteté,

Secrétaire général du Secours Catholique.