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D’abord l’union

25 août 2017
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Jean RODHAIN, « D'abord l'union… », Documents-Secours, n° 8, janvier 1964, p. 3.

D’abord l’union...

Jérusalem est le point de jonction entre l'Ancien et le Nouveau Testament, entre Juifs et Chrétiens, entre l'Orient et l'Occident, entre le monde arabe et le monde baptisé.

Le pèlerinage du Pape vers ce point de jonction est considéré par le monde entier comme un pas en avant vers cette convergence, vers cette réunion, vers cette union.

Mais à quoi bon prêcher l'union aux quatre coins du monde si on ne commence pas à la pratiquer chez soi ? A quoi bon inviter les non-chrétiens à se retrouver si les chrétiens ne commencent pas par donner l'exemple.

L'Action Catholique Générale a sa propre Campagne. Le Secours Catholique poursuit la sienne. Ces deux Campagnes sont synchronisées sur un même sujet et les responsables nationaux sont, de part et d'autre, d'accord pour cette synchronisation. Évidemment.

C'est évident, mais si dans une seule des 25.000 paroisses de France cette évidence n'éclatait pas, ce serait un retard dans l'unité. C'est pour faire éclater la lumière de cette évidence que les Secrétariats Nationaux réunis de l'A.C.G.H., de l'A.C.G.F. et du Secours Catholique ont rédigé et publié le texte de leur accord. Vous le trouverez en page 17.

Où était le Pape Jean XXIII en octobre 1962, la veille de l'ouverture du Concile ? Il était à Assise, et il parlait de la pauvreté de saint François.

Où était le Pape actuel, Paul VI, ce même jour ? Il était à Lourdes et il passait de longues heures chez les pauvres de la Cité-Secours.

Qui avons-nous fait venir à Lourdes, aux journées nationales de mai 1963, pour nous parler de l’Église des Pauvres? Le P. Gauthier, de Nazareth.

Et voici Paul VI qui revient du pauvre Nazareth et de la pauvre Crèche de Bethléem.

Quels signes éclatants pour nous ramener sans cesse vers ce travail au service des pauvres !

Mgr Jean RODHAIN.