Vous êtes ici

Nouveau cours de la chaire Jean-Rodhain à Lille

Action et pensée sociales chrétiennes

24 juillet 2017
Print

Cours le lundi de 18 h à 20 h à la Faculté de théologie de Lille

2017-2018

Action et pensée sociales chrétiennes

Depuis Jésus-Christ, les chrétiens ont développé une action et une pensée qui ont contribué au renouvellement de la société dans l'amour de Dieu avec une attention particulière aux plus pauvres. Cet impact social du christianisme appartient à son essence et s'est formalisé dans la doctrine sociale de l'Église à laquelle le pape François donne aujourd'hui une forme éconolothéologique, liant ensemble, l’économie, l’écologie et la théologie.

Enseignant : P. Luc Dubrulle, docteur en théologie, docteur en histoire des religions et anthropologie religieuse, professeur à la faculté de théologie, président-recteur délégué de l’Université catholique de Lille, titulaire de la chaire Jean-Rodhain.

1 (18 septembre) : « Qu’il n’y ait pas de pauvre chez toi ! »

Si cet interdit est formulé dans l’Ancien Testament (Dt 15,4), c’est qu’il y a des pauvres. Or l’existence de pauvres apparaît comme un péché contre l’alliance, et le peuple d’Israël cherche à mettre en place des institutions qui lui permettent de marcher dans la justice. Ainsi se prépare le chemin d’une recréation de l’humanité à partir de l’Évangile de Jésus-Christ comme bonne nouvelle pour les pauvres.

2 (25 septembre – conférence EDC à 19 h 30) : Amour de Dieu et pensée sociale chrétienne. L’entreprise est-elle un fablab de l’amour ?

Retour sur quelques questions piquantes lancées par un jeune entrepreneur aux Assises régionales des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens :

. l’entreprise peut-elle être au service de Dieu ?

. l’entreprise a-t-elle une vocation de sainteté ?

. l’entreprise doit-elle révéler Dieu amour ?

. votre entreprise est-elle prête pour la vie éternelle ?

3 (2 octobre) : « Et parmi eux, nul n’était dans le besoin » : la diaconie de l’Église au long des siècles.

Les premières communautés chrétiennes s’organisent pour qu’il n’y ait pas de pauvres chez elles. Progressivement des institutions se mettent en place : hospices, hôpitaux, recherche de travail, confréries, etc., qui constituent la diaconie de l’Église. Cette diaconie, le service de l’amour en acte, appartient à sa mission et ses institutions veulent constituer des prototypes pour la vie sociale, économique et politique.

4 (9 octobre) : XIXe siècle : les précurseurs du catholicisme social : Ozanam, Harmel, Vrau, Ketteler.

Les révolutions politique et industrielle conduisent à faire de la « question sociale » le grand défi du XIXe siècle. Dans un contexte politique nouveau, dès 1823, des chrétiens prennent leur part dans ce défi. Ils causent et passent à l’acte tant dans les entreprises que dans le domaine éducatif et cherchent de nouvelles manières de peser socialement.

5 (16 octobre) : 1891 : Rerum novarum comme un tremblement de terre.

C’est Bernanos qui parla de « tremblement de terre » pour qualifier l’encyclique du pape Léon XIII en 1891. Demandée au pape par les ouvriers, elle fut une contribution forte de l’Église pour poser les jalons de principes sociaux et économiques vitaux. De fait, elle détermina une génération "rerum novarum" faite à la fois d’entrepreneurs, de syndicalistes et d’acteurs sociaux et politiques.

6 (6 novembre) : Justice et charité, de Léon XIII à Benoît XVI.

Rerum novarum fut le point de départ d’un corpus d’encycliques sociales, amenant chacune une touche propre en adéquation avec le besoin du moment. Chacun des papes souligne et promeut un aspect spécifique qui peut toujours résonner aujourd’hui.

7 (13 novembre) : Les principes d’action de la Doctrine sociale de l’Église.

Au fil de l’élaboration de la pensée sociale de l’Église, des principes d’action se formulent : le bien commun, la destination universelle, l’option préférentielle pour les pauvres, la subsidiarité, la participation, la solidarité. Ils constituent des manières d’organiser les institutions, les entreprises, les associations de manière à rendre justice à l’homme dans la charité de Dieu.

8 (20 novembre) : Le travail humain : tous utiles, tous acteurs.

Le 27 mai à Gênes, le pape François a dit : « le véritable objectif à atteindre n’est pas le "revenu pour tous", mais le "travail pour tous" ! Car sans travail, sans travail pour tous, il n’y a pas de dignité pour tous. » La vie économique doit pouvoir être polarisée dans cette direction et nous pouvons enrichir l’intelligence du travail pour l’utilité de tous dans les sociétés contemporaines.

9 (27 novembre) : Quand l’argent est un moyen d’aimer : l’économie de communion.

L’argent est un pouvoir. Il peut permettre bien des choses, bonnes ou pas ! Dans l’Évangile, Jésus n’hésite pas à en parler. Dans le catholicisme, l’argent est souvent évoqué quand il s’agit de partager, moins quand il est question d’investir. Peut-on concilier la propriété personnelle avec le principe de la destination universelle des biens, inscrit dans l’ordre de la création ? L’argent, nous le manions très quotidiennement : peut-il prendre sens dans le mouvement de l’amour et constituer un vecteur de communion ?

10 (4 décembre) : Retrouver le sens du politique : laïcité et religions dans l’espace public.

Église, chrétiens et politique dans le monde de ce temps. Dans un monde qui changer, retrouver le sens du politique. Les bonnes religions concourent à la santé de la vie démocratique, à condition d’avoir une compréhension correcte de la laïcité.

11 (11 décembre) : L’éconolothéologie de Laudato si’.

Avec le pape François, la question sociale est tout en même temps la question écologique : il faut « écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». L’économie et l’écologie sont profondément liées et c’est dans l’ouverture à Dieu qu’elles trouvent leur orientation résolument sociale.

12 (18 décembre) : La charité, principe de vie sociale.

C’est finalement en accueillant l’amour de Dieu que nous sommes établis comme sujets de cet amour dans sa mise en œuvre sociale, économique et politique. La charité de Dieu se déploie en vertus sociales pour configurer le monde comme corps du Christ. L’Eucharistie préfigure l’opération et l’anticipe. La messe du dimanche presse son effectuation sociale au long de la semaine.

titre documents joints