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Dans les propositions du Synode des évêques pour la nouvelle évangélisation

01 novembre 2012
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Propositions touchant particulièrement à la diaconie.

Traduction de Zenit sur la version anglaise, non officielle.

Proposition 19 : Nouvelle évangélisation et développement humain

Le magistère pontifical, dans son enseignement social, a mis en évidence les liens théologiques, anthropologiques et pédagogiques entre, d’une part, l’évangélisation et, d’autre part, le développement et la liberté de la personne et de la société.
Aujourd’hui, il n’est pas possible de penser à la nouvelle évangélisation sans la proclamation de la liberté totale de l’homme par rapport à tout ce qui l’opprime, c’est-à-dire le péché et ses conséquences. Sans un engagement sérieux en faveur de la vie et de la justice et sans un changement des situations qui engendrent la pauvreté et l’exclusion (cf. Sollicitudo rei socialis, 36), il ne peut y avoir de progrès. Ceci est particulièrement vrai face aux défis de la mondialisation.

Proposition 24 : Doctrine sociale de l’Église

Pour promouvoir une nouvelle évangélisation dans la société, il faudrait accorder une plus grande attention à la doctrine sociale de l’Église, en comprenant qu’il s’agit d’une annonce et d’un témoignage de foi, un moyen irremplaçable d’éducation dans la foi (cf. Caritas in veritate, 15). Cette adhésion à la doctrine sociale de l’Église doit imprégner le contenu de la catéchèse, l’éducation chrétienne, la formation des séminaristes et des religieuses, la formation permanente des évêques et des prêtres et surtout la formation des laïcs. Le Compendium de la doctrine sociale de l’Église est une ressource précieuse pour la mise en œuvre de cette formation continue.

Proposition 31 : Nouvelle évangélisation et option pour les pauvres

Le pape Benoît XVI enseigne que « Jésus s’identifie à ceux qui sont dans le besoin : les affamés, les assoiffés, les étrangers, ceux qui sont nus, les malades, les personnes qui sont en prison. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). L’amour de Dieu et l’amour du prochain se fondent l’un dans l’autre : dans le plus petit, nous rencontrons Jésus lui-même et en Jésus nous rencontrons Dieu. » (Deus caritas est, 15).
Aujourd’hui, il y a de nouveaux pauvres et de nouveaux visages de la pauvreté : ceux qui ont faim ou qui sont sans-abri, les malades et les personnes abandonnées, les toxicomanes, les migrants, les personnes marginalisées, les réfugiés politiques ou « écologiques », les peuples indigènes. La crise économique actuelle affecte gravement les pauvres. Parmi les plus pauvres dans la société contemporaine, il faut considérer les victimes du manque de respect grave à la dignité inviolable de toute vie humaine innocente.
L’option préférentielle pour les pauvres nous conduit à aller chercher les pauvres et à travailler en leur nom pour qu’ils puissent se sentir chez eux dans l’Église. Ils sont à la fois les bénéficiaires et les acteurs de la nouvelle évangélisation.

Traduction de Zenit, Hélène Ginabat avec Anne Kurian