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La diaconie en paroisse - La Bonne Nouvelle passe par mon frère

08 octobre 2018
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Etienne Grieu, sj. Facultés Jésuites de Paris (Centre Sèvres). Deux enseignements donné en août 2018 à la Diaconie du Var

1° enseignement : La Bonne Nouvelle passe par mon frère

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Je vais essayer de répondre à 3 questions :

a) Quelle place la fraternité tient-elle dans la vie chrétienne ? S'agit-il d'un « petit plus », d'une option ? (quand il y en a, c'est très bien, mais s'il n'y en a pas beaucoup, ce n'est pas si grave) ou bien quelque chose d'essentiel pour l’Église et la vie chrétienne ?

b) Quelle place pour les personnes en grande précarité, dans la communauté chrétienne ? Cette question est liée à une autre question : qu'est-ce que ces personnes peuvent nous apporter ? (si nous attendons d'elles quelque chose, il y a plus de chances pour qu'une vraie place leur soit faite).

c) En quoi la fraternité et le souci des plus fragiles peuvent-ils aider l’Église à être davantage missionnaire ?

Totalité du texte dans le pdf ci-dessous. Voir aussi le plan de l'intervention

2° enseignement : La diaconie en paroisse

Concrètement, qu'est-ce qui peut être fait pour aller vers des paroisses plus fraternelles, des paroisses qui prennent au sérieux la dimension diaconale de la vie chrétienne ?

Tout au long de l’histoire de l’Eglise, il y a eu des chrétiens qui ont été sensibles aux personnes en détresse. Mais en même temps, il y a toujours la tendance à vivre cela sur le mode la sous-traitance : à certains dans la communauté est confié la responsabilité du service des personnes en difficulté. Ce qui peut conduire la communauté à se défausser de ce souci. Alors, les chrétiens ne rencontrent plus les pauvres, ils n’ont plus l’occasion de s’asseoir à leur table. Et se perd tout ce qu’ils auraient pu s’apporter mutuellement.

Du coup, une des questions importantes pour l’Eglise aujourd’hui, c’est comment faire pour cette rencontre entre ceux qui vivent de graves précarités et les chrétiens puisse avoir lieu ?

Pour avancer par rapport à ce point, je présenterai tout d'abord (assez rapidement) des choses qui peuvent accompagner la vie paroissiale normale. Il peut s'agir tout simplement de réveiller une attention, en tirant partie de ce qui se fait déjà.

Et ensuite, je prendrai un peu plus de temps pour ceux qui auraient plus d'appétit, pour vous partager à quoi pourrait ressembler une paroisse qui décide d'inscrire la diaconie parmi ses priorités. Je ne le ferai pas dans l'abstrait mais à partir de deux exemples de paroisses, qui, dans des directions très différentes (et complémentaires) ont pu développer des initiatives intéressantes.

1- Revisiter la vie paroissiale habituelle à partir du souci de fraternité

Je commence donc, tout simplement par revisiter l'ordinaire de la vie paroissiale, en se demandant comment on pourrait davantage, sans dépenser une énergie phénoménale, davantage honorer la dimension diaconale de la vie ecclésiale.

Je distingue quelques pistes, avec une gradation : je pars du plus simple en allant vers des choses qui sont plus énergivores.   

Totalité et plan de l'intervention dans les pdf ci-dessous