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Sainte Louise de Marillac (1591-1660)

25 avril 2017
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Sainte Louise de Marillac (1591-1660)

 

Louise est la nièce du chancelier royal Michel de Marillac et du maréchal Louis de Marillac, arrêtés tous deux et condamnés à mort par Richelieu après la "Journée des Dupes" du 10 novembre 1630. Fille naturelle d'un grand seigneur, née de mère inconnue, son père était veuf à sa naissance. Il se remarie quand elle a trois ans. Elle est confiée très tôt aux religieuses dominicaines du Monastère royal de Poissy. Durant de longues années, Louise de Marillac est une femme habitée par l'anxiété, la culpabilité. Du fait de sa naissance illégitime, hors mariage.

A la mort de son père, elle a 13 ans et rejoint une pension pour jeunes filles. Elle y apprend la vie simple et pauvre. C’est pour elle un lieu de formation aux tâches domestiques. A 15 ans, elle rêve de devenir religieuse dans un ordre austère, les Capucines. Le Père, directeur spirituel du couvent, la refuse en raison de sa santé trop délicate. Déçue, Louise se soumet à cette décision.

En 1613, mariée à un simple bourgeois, elle devient Mademoiselle Le Gras. Son fils Michel lui donnera beaucoup de soucis. Elle est également angoissée et envahie par des doutes au sujet de sa foi et de sa vocation religieuse. Mais, son mari tombant malade, elle comprend que sa place est auprès de son époux, que Dieu est présent auprès d’elle et de son mari. Elle réalise qu’elle pourra un jour vivre en communauté au service du prochain.

Louise entoure son mari de tous ses soins jusqu’à sa mort en décembre 1625. A 34 ans, elle se retrouve veuve. C'est alors qu'elle rencontre saint Vincent de Paul. Subjuguée par la charité contagieuse du prêtre, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. En 1633, ils fondent ensemble la "Compagnie des Filles de la Charité", appelée communément Sœurs de Saint Vincent de Paul.

«Elles auront pour monastère,  les  maisons  des  malades  et  celle  où  reste  la  supérieure.  Pour  cellule,  une  chambre  de  louage.  Pour chapelle, l’église paroissiale. Pour cloitre, les rues de la ville. Pour clôture, l’obéissance. Pour grille, la crainte de Dieu. Pour voile, la sainte modestie. Pour profession, la confiance continuelle dans la Providence, l’offrande de tout ce qu’elles sont.» (St Vincent de Paul, X, 661)

Louise, supérieure de la nouvelle communauté, oriente les sœurs vers tous les exclus de son temps : elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres; elle organise l'accueil et l'éducation des enfants trouvés; elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres; elle envoie des sœurs auprès des galériens... Une passion l'habite: l'amour de l'homme créé à l'image de Dieu et racheté par le sang de son Fils unique. Comme Monsieur Vincent, elle mourra à la tâche. Son corps repose à Paris au 140 rue du Bac.
Elle a été béatifiée en 1920, canonisée par Pie XI en 1934; en 1960, Jean XXIII la déclare patronne de tous les travailleurs sociaux chrétiens.

On retiendra de sainte Louise de Marillac, finesse et délicatesse de la miséricorde.

 

A partir des sources de la Conférence des Evêques de France et des Filles de la charité.