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Le carnet de Sidoine - 76-10

21 octobre 2012
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"Le carnet de Sidoine", MSC, n°277, octobre 1976, p.2.

Le carnet de Sidoine

Question 1
- A propos de la mort de Mao Tsé-toung les journaux ont publié des pages entières sur la Chine. Mais pourquoi ce silence sur l’Église en Chine. Qu’en savez-vous ?

Réponse
- Lorsque la République populaire est née, l’Église catholique en Chine totalisait plus de 3 millions de baptisés avec 3.000 prêtres chinois et plusieurs dizaines d’évêques.
A l’heure actuelle, à la suite de la croisade antireligieuse entreprise par le régime Mao, on sait peu de nouvelles de cette chrétienté. « L’Osservatore Romano » du 6 septembre définit cette situation comme : « une triste réalité et un terrifiant mystère »

Question 2
- Le Secours Catholique a-t-il pu aider les victimes du tremblement de terre de Chine ?

Réponse
- Les autorités chinoises ont refusé toutes les offres de secours proposées.

Question 3
- On roule plus vite qu’au dix-septième siècle. Mais que coûte ce progrès dons les transports ? Existe-t-il une statistique mondiale des accidents actuels de la route ?

Réponse
- Sur le plan mondial il n’existe à notre connaissance aucun chiffre précis.
Pour l’Europe, l’Organisation mondiale de la Santé (Genève) a publié le résultat des accidents de la route pour une année :
100.000 morts
2.500.000 blessés.

Question 4
- Pendant mes vacances dans la région de Saint-Tropez, j’ai constaté les dépenses luxueuses des vacanciers. Vous devriez dénoncer le gaspillage général.

Réponse
- Il faudrait écrire : »les dépenses luxueuses de « certains » vacanciers. Ce qui est exact.
Or en France, au même moment, trop nombreux sont ceux dont le niveau de vie est en dessous de la normale. Voilà ce qui est scandaleux...

Question 5
- On me parle d’un article intitulé : « Méfiez-vous du Secours Catholique » qui aurait pour auteur un ecclésiastique. De quelle mise en garde s’agit-il ?
Réponse
- L’auteur de l’article est Mgr Louis Kuehn, évêque de Meaux. Il détecte dans le Secours Catholique une pédagogie qui oblige finalement à remonter aux causes des misères : on est donc entraîné à une certaine conversion. Cet article, paru dans la « Semaine religieuse » de Meaux, n’est pas une mise en garde, mais au contraire, un appel pressant. Aussi nous le reproduisons intégralement (dans la brochure consacrée à notre prochaine Journée Nationale (21 novembre).

Question 6
- Dans le n°276 de « Messages », à la page 5, dans l’interview sur les derniers missionnaires expulsés du Vietnam, je lis : « Pendant ces trois siècles de travaux, dix d’entre eux ont été martyrisés. » Il me semblait que le nombre des missionnaires morts au Vietnam était beaucoup plus élevé que cela. Le martyrologe affiché dans la Salle des Martyrs des Missions Etrangères, au 128, rue du Bac, comporte plus de cinquante noms pour le Vietnam.

Réponse
- Nous nous sommes mal exprimés. Il s’agit de 10 martyrs béatifiés. Au sens strict, en effet, ne peut être officiellement qualifié de Martyr que celui, ou celle, que l’Église a publiquement reconnu comme tel. Il n’empêche, et vous avez raison de le souligner, que bien d’autres missionnaires sont morts de « mort violente » comme on dit, en haine de la Foi chrétienne, ou dans l’exercice de leur ministère en période de persécutions. La Société des Missions Etrangères en a retenu plus de 50 qui ont rendu témoignage en versant leur sang au Vietnam. Mais Dieu seul sait le nombre de ceux qui ont payé de leur vie la fidélité à leur vocation de Témoins du Christ, quelles que soient les circonstances.