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L’évangélisation des jeunes migrants en quartier populaire

12 novembre 2018
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L’évangélisation des jeunes migrants en quartier populaire

« De l’expérience d’un regard qui enferme à celle d’un regard qui libère »

Par Xavier de Palmaert, service de la Pastorale des migrants de la Conférence des évêques de France

«Evangéliser, c’est œuvrer à la socialisation des jeunes ». Cette force socialisatrice de l’Evangile, rappelée par Mgr Brunin en introduction de la journée de réflexion sur l’évangélisation des jeunes en monde populaire est au cœur de l’expérience de vie de Dany, Rude et Ouzdam, trois jeunes ayant témoigné de leur parcours d’entrée dans la vie adulte lors de l’atelier consacré aux jeunes migrants.

I. Le regard de la société comme source d’enfermement et de rejet

  1. La triple discrimination des jeunes migrants en monde populaire

Les jeunes migrants ou enfants de migrants vivant en quartier populaire partagent le sort de leurs camarades autochtones et, comme eux,  sont confrontés une discrimination à la fois générationnelle et géographique. Cette double discrimination qui marque profondément leur entrée dans la vie adulte se ressent de manière particulièrement forte au cours de leur insertion dans la vie professionnelle.

Résidant de la ville de Trappes, dans les Yvelines, Dany témoigne de la discrimination frappant les jeunes issus de quartiers populaires en soulignant par exemple à quel point le simple énoncé du nom de « Trappes » a pu parfois suffire à le discréditer auprès de certains interlocuteurs, notamment de potentiels recruteurs.   

Pour les jeunes migrants, s’ajoute à cette double discrimination une autre discrimination liée à l’origine ethnique et / ou à la couleur de la peau. Cette discrimination, qui les suit depuis le plus jeune âge, leur est spécifique. Elle les distingue de leurs camarades, et ce d’autant plus fortement que c’est généralement en leur sein et dans leurs regards qu’ils en font pour la première fois l’expérience.

D’origine cap-verdienne, Dany témoigne de sa difficulté, enfant, à s’intégrer dans son environnement même le plus immédiat. Sans cesse renvoyé à sa différence, aussi bien à l’école que chez les scouts, Dany a vécu douloureusement cette situation, et qualifie même aujourd’hui ses années au collège de « catastrophe ».

  1. La discrimination comme conséquence de l’enfermement dans une image fantasmée

La discrimination des jeunes migrants fleurit sur le terreau de la stigmatisation. Cette stigmatisation, éclatante dans l’incapacité dont leurs interlocuteurs font souvent preuve à les appréhender autrement qu’au travers leur seul état de migrant, empêche les jeunes d’être pleinement eux-mêmes. En les réduisant à une seule caractéristique, elle leur interdit de faire valoir leur richesse et leur complexité.

Dany témoigne d’un entretien au lycée avec une conseillère d’orientation: plutôt que de l’écouter pour le conseiller selon sa personnalité, celle-ci, après s’être enquit de la profession de ses parents, lui a conseillé d’être maçon, ne pouvant concevoir qu’en tant que migrant il puisse faire autre chose que son père.

Cette négation du caractère complexe de la personnalité des jeunes ouvre la voie à leur discrimination. Les avoir ainsi simplifiés permet en effet à leurs interlocuteurs de tracer autour d’eux un périmètre censé leur correspondre mais qui n’est en réalité que le reflet de représentations souvent fantasmées. Pour le jeune, l’injonction subliminale à s’y cantonner est si forte que s’il en sort, il semble disparaître !  

Dany raconte comment, alors qu’il était responsable grand compte dans une entreprise de tourisme, des clients n’ayant traité avec lui que par le biais du téléphone et le voyant pour la première fois en chair et en os, ne pouvaient concevoir qu’ils se trouvaient face au responsable grand compte et non pas face à un stagiaire.

  1. Le défi de ne pas se laisser conditionner par le regard stigmatisant de la société

Dans cette situation, le risque existe pour le jeune migrant de se construire en se laissant conditionner par le regard stigmatisant que l’on porte sur lui, soit en l’intériorisant à tel point qu’il le devance et finit par s’y conformer, renonçant ainsi à être pleinement lui-même, soit en développant une « obsession » de la discrimination qui le pousse à tout analyser sous ce prisme et nuit in fine à sa relation aux autres.

Dany témoigne de la manière dont, à certaines périodes de sa vie, tout comportement négatif à son égard le plongeait dans la perplexité, le laissant dans l’incapacité de discerner s’il était véritablement victime de discrimination ou bien s’il faisait simplement une mauvaise interprétation des intentions de son interlocuteur. 

Ne pas se laisser conditionner par le regard stigmatisant de la société constitue pour le jeune migrant un véritable défi existentiel. Pour inventer librement sa vie et grandir dans une juste relation aux autres, il doit généralement faire preuve d’une force d’âme supérieure à la moyenne. Parfois, les difficultés qu’il a traversées peuvent lui donner, en réaction, la pugnacité nécessaire pour avancer.

De son entretien au lycée avec une conseillère d’orientation maladroite, Dany a conçu le désir impérieux de prouver qu’il pouvait faire autre chose que ce à quoi celle-ci le cantonnait inconsciemment. Cette volonté de « revanche » lui a permis de trouver les forces nécessaires pour poursuivre ses études dans le tourisme.  

II. Le regard de Dieu comme source de libération et de fraternité

  1. Le regard de Dieu ne fait pas de différence entre les hommes et brise les déterminismes

Le regard de Dieu qui ne fait pas de différences entre les hommes touche particulièrement les jeunes migrants, eux qui souffrent souvent dans leur vie quotidienne d’être systématiquement renvoyés à leur différence par le regard stigmatisant de la société. Parce qu’elle rentre fortement en écho avec leur vie, cette vision d’un Dieu au cœur large suscite l’enthousiasme au-delà même des seuls chrétiens.

Educateur de jeunes aux Orphelins Apprentis d’Auteuil, Ouzdam, évoquant un projet d’année réalisé avec des jeunes de toute origine et de toute confession, témoigne de l’enthousiasme suscité chez les jeunes migrants par la découverte, au travers de la vie de Frédéric Ozanam, d’un Dieu qui se donne à tous, sans distinction.

Sous le regard de Dieu, les jeunes migrants prennent conscience de leur véritable identité et cette prise de conscience est vécue par eux comme une expérience de libération. Enfants de Dieu avant d’être migrants, ils sont affranchis de tout déterminisme, appelés à croître dans la liberté et la plénitude de leur être, en inventant un chemin de vie en dehors des conditionnements imposés par la société.

Ouzdam souligne à quel point, à l’occasion de ce projet réalisé ensemble autour de la figure de Frédéric Ozanam, les jeunes migrants ont pu oublier leur différence, oublier qu’ils étaient étrangers, oublier leurs parcours, parfois difficiles. Pour un temps, ils ont vécu libérés des « fardeaux » de leur histoire.

  1. Le regard de Dieu fonde une fraternité au-delà des appartenances communautaires

Restitués dans leur identité première, celle d’enfant de Dieu, les jeunes migrants font l’expérience d’une fraternité qui transcende les appartenances communautaires. Avec tous enfants du même Dieu, ils se découvrent frères de tous en humanité. Pour des jeunes confrontés à la discrimination depuis le plus jeune âge, se sentir membres de la famille des enfants de Dieu est la source d’une grande joie.

De son expérience auprès des jeunes migrants, Ouzdam témoigne du caractère bouleversant de la prise de conscience de la fraternité que contribue à bâtir l’écoute de l’Evangile. Inspirés par l’exemple de figures comme St Thérèse de Lisieux ou encore le Père Brottier, les jeunes réalisent vraiment la fraternité qui les unit.

Les valeurs évangéliques de justice et de charité trouvent chez les jeunes migrants une actualité particulière. Confrontés à l’injustice de la discrimination, leur soif de justice est généralement vive. Et lorsque, dans certaines situations, la justice ne peut compenser le préjudice subi, la charité leur ouvre un chemin pour dépasser la souffrance et préserver le lien de fraternité les unissant aux autres.     

Dans son expérience d’éducateur aux orphelins d’Auteuil, Ouzdam a pu réfléchir avec de nombreux jeunes migrants sur la manière dont Frédéric Ozanam articulait justice et charité. Il a souvent été surpris par la manière dont les jeunes comprenaient de manière très intérieure cette articulation.

  1. L’Eglise est le lieu privilégié pour faire concrètement l’expérience du regard de Dieu

Lieu d’actualisation du regard de Dieu, l’Eglise constitue pour les jeunes migrants qui y sont engagés un espace clef de socialisation. Ceux-ci y font concrètement l’expérience du regard de Dieu, au travers d’un accueil qui ne les catégorise ni ne leur assigne unilatéralement une place, mais leur permet d’être pleinement eux-mêmes, dans le respect de la liberté que leur confère leur identité d’enfant de Dieu.  

Pour des jeunes confrontés depuis le plus jeune âge à l’enfermement par la stigmatisation, cette « expérience de libération » est fondamentale. En leur permettant de prendre conscience d’une liberté première que nul ne peut ravir, elle leur confère une force intérieure qui, par la suite, leur permet d’avancer sans tomber dans les pièges que pose sur leur route le regard stigmatisant de la société.  

Paroissien dans les Yvelines, Rude témoigne de la manière dont son engagement dans l’Eglise lui a permis de se libérer progressivement du piège de la stigmatisation. Prenant confiance en lui, il a pu s’y affranchir de son premier réflexe qui lui faisait analyser sous l’angle du racisme toute référence à sa différence d’origine.   

III. Lorsque l’Eglise manque à son devoir de socialisation vis-à-vis des jeunes migrants           

  1. Lorsque la stigmatisation et la discrimination sévissent au sein même de l’Eglise

Dans la pratique, l’Eglise ne parvient pas toujours à éviter l’écueil de la stigmatisation. Dans combien de paroisses, lorsqu’un jeune migrant se présente et exprime un désir de s’investir, ses interlocuteurs ont comme premier réflexe de lui proposer d’apporter sa « touche culturelle » pour colorer telle ou telle célébration, le renvoyant ainsi d’emblée à son état de migrant, l’y réduisant inconsciemment?  

Lorsque Rude s’est présenté à la paroisse de son secteur en faisant part de son désir de s’y investir, ce qui lui a spontanément été proposé était d’apporter une touche culturelle africaine à certaines célébrations. Cette proposition a dérouté Rude, qui imaginait plutôt pouvoir rejoindre un groupe avec d’autres jeunes.   

De même, la stigmatisation dans l’Eglise génère aussi des discriminations. Qu’en est-il par exemple lorsque, tout en acceptant qu’un jeune puisse désirer exprimer une spécificité culturelle, on ne le lui permet que dans un cadre défini (JMMR, fête des peuples, etc.) au lieu de l’y autoriser dans les lieux et aux temps ordinaires de la paroisse ? Son état de migrant ne justifie-t-il pas alors une mise à l’écart ?

Ayant rejoint la chorale d’une paroisse des Yvelines, Rude s’est heurté à l’impossibilité de faire inscrire au répertoire des chants africains. Après une tentative infructueuse de faire entrer dans la chorale d’autres jeunes africains, il a dû se résoudre à quitter le groupe, voyant qu’il ne pourrait jamais y être pleinement lui-même.            

  1. Des attitudes qui conduisent à renforcer les barrières plutôt qu’à les faire disparaître

En plaçant les jeunes migrants face à un dilemme - voir reconnaître leur spécificité culturelle mais la vivre à l’écart ou bien accepter de la taire pour s’intégrer dans un groupe – de telles attitudes vont à l’encontre de leur socialisation. Elles condamnent le jeune à ne jamais pouvoir être pleinement lui-même et entretiennent dans leur vie de foi des barrières qui n’ont, pour certaines, plus cours ailleurs.

Une femme d’origine portugaise témoigne de son adolescence passée au sein de la communauté portugaise de sa paroisse. Lorsque, pour des raisons pratiques, la communauté a cessé de se réunir, elle s’est retrouvée désemparée, n’ayant appris à prier qu’en portugais. Pourtant, elle était par ailleurs bien intégrée en France…

Ces attitudes sont d’autant plus dommageables qu’elles rejoignent parfois et, le cas échéant, encouragent, une tentation de l’entourage des jeunes à les maintenir coûte que coûte au sein de leur communauté d’origine. Or, si celle-ci peut s’expliquer par le lien particulier que la génération précédente entretient au pays d’origine, elle n’en complique pas moins la socialisation des jeunes.

Cette même femme témoigne de l’incompréhension, voire de l’hostilité, qu’a pu susciter dans son entourage proche, son choix de ne pas rejoindre, lorsqu’a été dissous le groupe portugais sur sa paroisse, un autre groupe portugais, ailleurs, mais de rester sur sa paroisse et de rejoindre un groupe de jeunes d’horizons différents.   

  1. Une gestion de la multicuralité dans laquelle les jeunes migrants ne se retrouvent pas

En réalité, la tendance à stigmatiser les jeunes[1] en les renvoyant immanquablement à leur origine, trahit une difficulté à gérer la multi-culturalité au sein d’une même communauté paroissiale. Ainsi, plutôt que d’autoriser la diversité culturelle à s’exprimer dans un espace commun, on segmente cet espace par origine ethnique, quitte à fragiliser le sentiment d’appartenance à une même communauté.

Dany s’interroge sur la compréhension qu’ont certains de l’unicité de la communauté paroissiale. Pour lui, le simple fait d’employer le terme de « communautés » pour désigner les différents groupes ethniques ou culturels présents sur la paroisse résonne comme une mise en cause de l’existence d’une seule communauté.

Or, plongés au quotidien dans l’interculturel (collège, lycée, quartier, etc.), la plupart des jeunes migrants ou issus de la migration ne se retrouvent pas dans cette approche cloisonnée par communautés. Le risque n’est pas nul alors de les voir déserter cette Eglise dans laquelle ils ne pensent pas pouvoir être accueillis pour eux-mêmes et exprimer librement toutes les dimensions de leur être.  

Dans sa paroisse des Yvelines, Dany ne souhaite pas se laisser définir par son origine ethnique ou nationale. Se sentant pleinement « citoyen du monde », il préfère, quitte à entériner un découpage de la communauté paroissiale en différentes communautés, être rattaché à ce qu’il appelle la « communauté des jeunes ».  

IV. Quelques pistes pour ajuster l’action pastorale vis-à-vis des jeunes migrants

  1. Assumer auprès des jeunes migrants un véritable « ministère de l’écoute »

Lorsqu’un jeune exprime son désir de s’investir dans l’Eglise, il est essentiel que celui-ci rencontre une attitude d’écoute. Il convient de discerner avec lui la place à laquelle il pourra exprimer pleinement ce qu’il est et, au risque de brouiller en lui l’écho de la Parole de Dieu et d’en entraver la puissance de libération, d’éviter toute proposition pouvant être perçue comme une réduction à son état de migrant.  

Par ailleurs, l’Eglise pourrait étendre son œuvre socialisatrice au-delà de ceux qui, parmi les jeunes migrants, frappent spontanément à sa porte. En proposant des espaces d’écoute ouverts au plus grand nombre par exemple, elle pourrait atteindre tous ceux qui souffrent de ne pouvoir librement se dire. Qui sait ? Pour certains, un tel lieu pourra peut-être même constituer une porte d’entrée dans la foi ?  

Il y a quelques années, Dany s’est vu confié par le curé de sa paroisse la mission de créer une pastorale pour jeunes en foyers d’accueil. Par des groupes de partage, « portes closes », de nombreux jeunes ont pu dire ce qu’ils étaient, déposer les évènements parfois lourds qu’ils portaient en eux, en un mot se « sentir exister ».

  1. Développer au sein des paroisses une authentique culture de la rencontre

Les rencontres interpersonnelles, parce qu’elles permettent d’incarner l’image du migrant, et par la même, sapent les bases de la stigmatisation et donc de la discrimination, sont à promouvoir. Dans la relation de personne à personne, sous le regard de Dieu, l’un n’est plus « dans la norme » et l’autre « différent ». Deux altérités se rencontrent, sans aucune forme de préséance de l’une sur l’autre.  

Rude témoigne de l’importance des rencontres interpersonnelles dans son processus d’intégration ecclésiale. C’est toujours par le biais de rencontres qu’il a pu dépasser les a priori de certains à son égard et se faire accepter tel qu’il était, en déployant toutes ses richesses, et en trouvant avec elles toute sa place dans l’Eglise.

Plutôt que de multiplier les rencontres explicitement axées sur la découverte des spécificités de l’autre, il est préférable de réunir les jeunes autour de projets communs. La médiation du « faire ensemble » permet en effet de prévenir les réflexes de fermeture qu’une focalisation a priori sur la différence peut, elle, générer. Ce faisant, elle prépare au mieux l’accueil et l’expression des différences !

Dans sa mission d’éducateur de jeunes, Ouzdam a pu expérimenter la force du « faire ensemble ». La réalisation de projets communs a permis de créer l’unité au sein des jeunes d’horizons variés accueillis aux Apprentis d’Auteuil, mais aussi entre ces jeunes et d’autres jeunes d’univers plus totalement différents.

  1. Avec humilité, se laisser enseigner par l’expérience des jeunes migrants

L’évolution du profil sociologique de leurs assemblées fait que la catholicité se présente aujourd’hui pour de nombreuses paroisses comme un défi très concret à relever. Pour éviter de sacrifier, sans y prendre garde, à l’écueil de la stigmatisation présent dans la société, celles-ci doivent discerner la manière de gérer le plus justement possible la présence en leur sein de groupes culturellement variés. 

Dans cette démarche, les jeunes migrants peuvent s’avérer d’un grand secours. Vivant dans leur chair cette expérience de catholicité, ils ont dû accomplir pour eux-mêmes un chemin d’unification ; si tant est que les paroisses sachent se placer dans une attitude d’écoute et d’humilité vis-à-vis de ces jeunes, elles pourront apprendre d’eux la manière d’articuler harmonieusement les différences.

Aujourd’hui, Rude est régulièrement sollicité par le curé de sa paroisse pour faire œuvre de médiation entre la communauté africaine et l’équipe d’animateurs pastoraux de la paroisse. Par son action, il permet de surmonter les difficultés de compréhension mutuelle liées à l’écart culturel et favorise ainsi la communion.

En guise de conclusion…  

En accueillant les jeunes migrants, l’Eglise participe concrètement à leur socialisation. L’expérience fondatrice d’un accueil véritable leur permet de grandir en évitant les pièges que la stigmatisation dont ils sont souvent victimes ailleurs dans la société, pose sur leur route. Par la suite, cette expérience les aide à croître en humanité, dans la plénitude de leur être et dans une juste relation aux autres.

Sans tomber dans l’écueil pointé dans ce document et consistant à assigner une place automatique aux jeunes migrants en fonction de ce que l’on perçoit de leur histoire, on peut toutefois observer que, chacun à leur manière, les trois intervenants de l’atelier se retrouvent aujourd’hui, aussi bien dans la société que dans l’Eglise, à œuvrer en faveur de la communion et du décloisonnement.    

De son parcours, Dany a conçu un grand désir d’œuvrer en faveur du décloisonnement. Dans son diocèse des Yvelines, diocèse marqué par une grande diversité mais aussi par une faible mixité sociale, il saisit toutes les occasions possibles pour faire se rencontrer les jeunes de quartiers populaires et ceux des quartiers plus aisés.

Version de l'article en pdf ci-dessous.


[1] A cet égard, les jeunes ne sont pas seuls concernés, cette attitude concernant en réalité chaque classe d’âge

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