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Saint Jean Bosco (1815-1888)

25 avril 2017
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Jean Bosco 1815 – 1888

L’ami des jeunes

Découvrez la vie de Saint Don Bosco en vidéo en suivant ce lien.

I. Contexte historique

Don Bosco a vécu à une époque particulièrement troublée sur le plan politique : révolution de 1848, indépendance de l’Italie, problèmes du Vatican.

Une société en mutation : d’une société rurale et paysanne à une société urbaine et industrielle ; d’une société monarchique à une société républicaine. La question de la transmission des repères se posent toujours dans ces situations. Deux grandes intuitions de Don Bosco : l’importance de la relation éducative dans un contexte où tout semble incertain, où il n’y a plus de confiance dans les grandes institutions ; l’interprétation de la violence, qui est une manière naturelle de gérer les conflits. La convivialité et la paix, le respect vis-à-vis de la différence ne sont pas naturels, mais fruits de l’éducation. Aux autorités qui disaient « enfermons-les ! », il répondait « éduquons-les ! »

II. Spiritualité et pédagogie

Don Bosco expérimente dans sa vie les dimensions chrétiennes : croire, aimer, espérer. En relisant l’hymne à la Charité de Saint Paul, il trouve aussi des ressources pour son action éducative : « L’amour est patient, excuse tout, fait confiance, espère tout, supporte tout » (1 Co 13, 4a.7). Dans son système « raison-religion-affection », Don Bosco évoque bien la religion d’amour, celle du Christ, qui résume et dépasse toutes les prescriptions dans la seule loi d’amour de Dieu et du prochain. Et ce commandement, il le met en œuvre dans la relation éducative.

Dans la dimension religieuse, Don Bosco trouve des richesses pour les jeunes qu’il reçoit. Par exemple, les sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, qu’il considère comme les « piliers » de sa pédagogie, sont pour les jeunes une occasion de laisser là leurs échecs passés, et de repartir pour un avenir chaque fois nouveau. Le christianisme prend au sérieux l’histoire des personnes et ne les réduit pas à ce qu’elles sont à un moment donné. La foi en un salut déjà acquis permet de se sortir sans cesse des impasses de la culpabilité et de l’impuissance.

Pédagogie :

  • La prévention. Il développe l'idée, alors assez neuve, que l'éducation intellectuelle et professionnelle permet de prévenir la délinquance. Pour cela, il faut que le pédagogue soit ferme avec l'enfant, mais agisse en même temps avec une bienveillance ferme et confiante qui attend de chacun le meilleur. Il n'a pas laissé d'exposés didactiques, sa pédagogie se comprenant à partir de son action : il faisait de l'éducation une affaire de confiance affectueuse et vigilante qui devait s'exprimer dans la joie et il admettait dans ses groupements une liberté étonnante pour l'époque.
  • La dimension affective. L’important ne réside pas dans l’intention que l’éducateur donne au mot ou au geste qu’il pose, mais dans la manière où l’enfant ou le jeune le reçoit. « Il ne suffit pas que les jeunes soient aimés, mais qu’ils se sachent aimés. »
  • Une pédagogie de l’alliance (le mot du soir de la tradition salésienne) « Sans votre aide, je ne puis rien faire. J’ai besoin que nous nous mettions d’accord, disait Jean Bosco. Le jeune est un partenaire de la relation éducative.
  • La confiance. On ne peut fonder l’autorité que sur la confiance. C’est un mouvement qui se veut une pédagogie de la réussite.
  • La douceur comme force paisible, pleine de patience et de mansuétude
  • Pédagogie du jeu qui n’est pas l’amusement. Se recréer.
  • La joie. Pas une joie factice ou de surface, mais comme fruit de tout ce qui est vécu en authenticité et vérité.
  • Médiation = mixité sociale. Mise en place de système de parrainage. 
  • Se rendre présent à l’autre. Aller vers et non faire venir.